Le sommeil chez l'enfant : tout savoir pour passer de bonnes nuits !

Publié le : 05/06/2019 11:30:39
Catégories : Sommeil Enfant

Le sommeil chez l'enfant : tout savoir pour passer de bonnes nuits !

Qui n’a jamais rêvé de voir son enfant s’endormir béatement dans son lit, quelques minutes après la fin de l’histoire, se laissant aller vers un sommeil doux et réparateur ? Dès le plus jeune âge, certains enfant sont qualifiés de “bon dormeur” tandis que d’autres, véritable hiboux, se réveille 3 à 4 fois (voir plus) par nuit. Le sommeil peut alors se transformer en cauchemar pour l’enfant mais aussi pour toute la famille.

Pourtant bien dormir n’est pas réservé aux maman et papa parfait ! Le sommeil de l’enfant n’est pas une question de fatalité ou de malchance. Tout est une question d’équilibre et d’apprentissage qui va se jouer dès les premiers mois. La qualité du sommeil n’est pas fixe et oui, des périodes plus difficiles que d’autres sont à prévoir. Mais une meilleure compréhension des enjeux autour du sommeil de l’enfant peut grandement aider et éviter de transformer certains troubles transitoires en source d’angoisse injustifiée pour votre bout de chou et vous-mêmes.

L’objectif de ce blog est d’apporter aux parents des infos pratiques et des conseils pour les aider à mieux cerner les besoins en sommeil de leurs enfant et surtout apprendre à y répondre de manière adaptée. Vous trouverez ici vidéos, articles et infographie : le monde de Morphée n’aura plus de secrets pour vous !

Les bienfaits du sommeil chez l’enfant

Le sommeil est un besoin vitale pour l’adulte mais l’est d’autant plus pour l’enfant. Bien dormir c’est être en pleine forme la journée, mais c’est surtout bien grandir.

Le sommeil de l'enfant :

  • - est indispensable à la bonne croissance du cerveau
  • - est indispensable à la sécrétion de différentes hormones (hormone de croissance, cortisol, insuline, hormone de la faim).
  • - permet à l’enfant de trouver son équilibre émotionnel
  • - assure un développement physique normal
  • - renforce le système immunitaire
  • - permet de mieux mémoriser les acquis de la journée

En bref, un bon sommeil est essentiel à la construction d’un petit homme et de son équilibre biologique et psychologique. Il s’agit d’un équilibre à trouver de la même manière que la régulation de l’appétit.

Le sommeil se découpe en cycles

Le sommeil chez l'enfant est indispensable mais savez-vous comment il fonctionne ? Une bonne nuit réparatrice correspond à l’enchaînement de ce que l’on appelle des cycles du sommeil. Chaque cycle a une durée fixe et se caractérise par une alternance précise entre sommeil lent léger, sommeil lent profond et sommeil paradoxale. Voici comment le livre “Le sommeil, le rêve et l’enfant” du Dr Marie Thirion et Marie-Josèphe Challamel défini ces différentes étapes :

Le sommeil lent :

Caractéristique : visage inexpressif, respiration lente et régulière, pouls lent et régulier, pas de mouvements oculaires, tonus musculaire conservé, activité électrique cérébrale de plus en plus lente et ample.

Définition : Le sommeil lent correspond à la phase d’endormissement. Entre “deux eaux” nous ne sommes pas tout à fait endormis mais pas tout à fait réveillé non plus. Les mouvements corporels de votre enfant se font rare mais une activité mentale persiste : rêves flous s’apparentant plus à une pensée en image et gardant une certaine cohérence. Un bruit un peu fort risque encore de le réveiller. Il s’agit du sommeil lent léger. Puis nous nous endormons finalement. Le visage devient inexpressif, l’activité mentale est faible tandis que le pouls et le rythme respiratoire sont de plus en plus lents et régulier. Le tonus musculaire est par contre conservé, les muscles sont ferme et souvent les doigts sont serrés (d’où l’expression “dormir à poings fermés”). Il s’agit du sommeil lent profond.

Le sommeil paradoxal :

Caractéristique : visage expressif, respiration rapide et irrégulière, pouls rapide, mouvement oculaire rapides verticaux et horizontaux, tonus musculaire aboli, paralysie, activité électrique cérébrale rapide et intense.

Définition : Le sommeil paradoxal a été nommé ainsi face au contraste entre l’enfant complètement endormi et détendu et l’activité mentale intense reflet d’un éveil cérébral. C’est la période où surviennent des rêves fugaces et souvent aussi étrange qu'invraisemblable. Notre visage reflète souvent cette phase de rêve : plus expressif, avec des mouvement oculaires visibles bien qu’ayant les yeux fermés. Notre corps est complètement détendu contrairement à la phase de sommeil lent. Enfin l’éveil spontané du matin survient généralement à la suite d’une phase de sommeil paradoxale.

L’alternance sommeil lent léger, sommeil lent profond et sommeil paradoxale diffère selon l’âge de votre enfant. Pour mieux vous y retrouver voici une infographie comprenant les différents cycles pour chaque âge :

Le besoin en sommeil survient généralement chaque soir à la même heure. L’enfant se sent fatigué, son activité mentale se fait plus faible et une sensation de froid peut apparaître. S’ils ne se couchent pas au moment où ces signes apparaissent, il ne pourra se rendormir que pendant le cycle suivant, souvent une à deux heures après !

Infographie Sommeil Enfant

Le sommeil de l’enfant après 6 mois

Le sommeil doit être l’un des meilleures moment de la journée : se glisser dans des draps propres après avoir été actif et s’être bien dépensé, sentir le sommeil qui monte et la détente musculaire qui l’accompagne. Un enfant qui dort bien ne craint pas d’aller se coucher, s’endort rapidement et se réveille bien le matin. Bien que chaque cas soit particulier et que certains changements dans la vie de votre bout de chou peuvent altérer son sommeil, certains conseils généraux peuvent être suivi pour l’aider à bien dormir.

Le sommeil paradoxal : Nous sommes tous des individus cycliques régit par une multitude d’horloge biologique. Il est important de repérer à quel moment votre enfant présente des signes de fatigues (baisse de la température, de l’excitation et de la vigilance, baillement etc…). Dès son plus jeune âge, votre enfant possède déjà un profil de dormeur. On retrouve d’un côté les “allouettes” lève-tôt et couche-tôt et les “hiboux” lève-tard et couche-tard. Nous suivons régulièrement la courbe de poid de nos enfant mais plus rarement celle de l’activité et du repos. N’hésitez pas à faire un calendrier avec les heures où votre enfant manifeste ses premiers signes de fatigues, les heures de coucher et de lever ainsi que les heures auxquels votre enfant est le plus énergique. Ces informations vous permettront de régler la vie de famille au plus proche du rythme biologique de votre enfant !

Un lieu pour s’endormir : Le lit de votre enfant doit être son refuge, son espace qui n’appartient qu’à lui et où il peut se laisser entièrement aller au sommeil. N’hésitez pas à être à l’écoute de votre bout de chou : préfère-t-il un coussin plus mou, plus dur ? A-t-il froid le soir ? Souhaites-t-il avoir une petite veilleuse ? Laissez-le dormir dans la position qu’il souhaite même si elle peut-être un peu farfelue. S’il arrive à s’endormir, c’est qu’il se sent bien. Enfin évitez-de transformer le lit en menace. Ne l’obligez pas à aller au lit si vous devez le punir ou s’il est en colère. Vous pouvez lui imposer de rester dans sa chambre, de prendre un bain ou de se mettre un peu d’eau sur le visage, mais le lit doit être un espace où il peut se réfugier s’il en ressent le besoin.

Rythme et régularité : L’horloge biologique du sommeil de votre enfant se construit petit à petit. Votre bout de chou s’adapte enfin au rythme jour-nuit mais il a encore besoin de votre aide. Pour cela la régularité est la clé ! Que ce soit pour les siestes ou les heures de coucher, lui donner des facteur lui permettant de se repérer dans la journée est très important. Eteignez la lumière le soir et ouvrez légèrement les volets pendant les siestes peut l’aider à mieux se réguler. Essayez d’avoir les mêmes horaires pour les moments importants de la journée (le bain, les repas, les temps de jeux).

Avant le coucher, un moment d’amour : Peu importe l’âge, le sommeil est un moment privilégié entre les parents et l’enfant. Profitez-en pour être avec-lui et faire le plein d’amour ! Demandez-lui de parler de sa journée, chantez-lui une berceuse ou racontez-lui une histoire. Il a besoin de vous et de sentir votre présence à ses côtés. Bien évidemment les jeux trop dynamique et les écrans sont à proscrire.

À chaque âge son besoin en sommeil

L’enfant de 1 à 6 mois : Pendant les premiers mois de la vie du nouveau-né, le sommeil évolue très rapidement. Il s’agit d’une phase de transition où votre bébé apprend la périodicité jour/nuit et régule son rythmes circadien (alternance sous 24 de certains fonctions biologique notamment la température, la respiration, les sécrétions hormonales etc…). L’apparition de la périodicité jour / nuit apparaît spontanément vers la fin du premier mois. On remarque alors que bébé peut dormir 6 heures consécutives la nuit tandis que les temps d’éveils se rallonge en journée. Ce n’est que vers l’âge de 3 mois que votre bout de chou est capable de dormir 9 heures d’affilés. Bien évidemment ces chiffres diffèrent d’un individu à l’autre. Chaque bébé est unique !

L’enfant de 6 mois à 4 ans : Pendant cette période, votre bout de chou réduit progressivement le temps de sommeil diurne dont il a besoin ( de 3-4 siestes journalières à 6 mois jusqu’à deux sieste aux alentours de 12 mois). Par contre la quantité globale de sommeil diminue quant à elle plus lentement. A 6 mois, votre enfant a besoin d’environ 15 heures de sommeil et elle ne tombera qu’à 13 ou 14 heures à l’âge de 4 ans. C’est aussi pendant cette période que l’on retrouve les principaux troubles du sommeil. Votre enfant est plus conscient de son environnement, il commence à avoir peur de vous laisser le soir (peur de la séparation), cherche à créer sa propre identité. De plus votre enfant emmagasine une quantité énorme d’information et il a besoin encore de sommeil pour tout assimiler correctement.

L’enfant de 4 ans à 12 ans : Les cycles de sommeil de votre enfant ont finalement atteint ceux d’un adulte. C’est la période dite de “l’increvable” où votre enfant semble déborder d’énergie tout le temps. Petit à petit le temps de sommeil se réduit et l’heure du coucher se décale naturellement. En ce qui concerne le sommeil diurne, certains enfant n’ont plus besoin de sieste dès 3 ans, d’autres plus tard vers 5-6 ans. La suppression de la sieste entraîne un déficit quis e compensera par une augmentation des cycles de sommeil lent le soir. L’enfant rate son entrée en “sommeil paradoxale” et quelques troubles peuvent se manifester, notamment les fameuses terreurs nocturnes, ces manifestations involontaires dont l’enfant n’aura aucun souvenir à son réveil. En effet l’activité cérébrale est très faible pendant la phase de sommeil lent profond.

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